
La chose la plus intéressante que j’ai lue de la semaine parmi la myriade d’informations que j’ingurgite a été un posting d’eMarketer intitulé Marketers embrace Twitter over Facebook avec une tag line assez perspicace “Follow me” au lieu de“friend me”? eMarketer rapporte que, si Facebook a récemment dépassé MySpace comme le site de réseau social le plus visité aux USA, il rencontre une rude concurrence pour obtenir l’attention des marketers des media sociaux. Alors en quoi est-ce aussi intéressant pour moi et pourquoi cela devrait-il vous intéresser?
Le marketing et la publicité sur Facebook sont problématiques. En fait, la culture inhérente à ce media est anti-publicité et sa base d’usagers a par le passé manifesté sa déception et sa désapprobation face à l’introduction de publicités ciblées. Il y a un fort attachement émotionnel envers ce service car il est synonyme de partage entre amis, familles et d’amusement dans un environnement protégé. Les usagers ne veulent pas d’intrusion ou d’interruption par les annonceurs. Ils choisissent s’ils veulent ou non être associés à vous. Les marketers doivent apprendre une nouvelle approche des réseaux sociaux, tels que Facebook. (Sur MySpace, il s’agit d’une proposition commerciale différente. Les marques peuvent faire de la publicité et « posséder » ou concevoir leur propre espace.)
Je crois que, dans l’argumentaire de possession de marque classique, Facebook- la marque, appartient à ses consommateurs et pas l’inverse. Facebook ne possède pas ses usagers, il leur fournit un service. C’est la manière dont les consommateurs adoptent et utilisent la plateforme et ce que celle-ci leur offre qui en fait tout son succès. Facebook doit prendre garde à ne pas mécontenter ou priver de leurs droits ses consommateurs ou elle en souffrira de manière dramatique. La vente de sa base d’usagers aux annonceurs signerait sa perte. Les marques et entreprises actives dans cet environnement doivent aussi se souvenir d’ « ajouter de la valeur » à leur fan bases et d’inspirer des dialogue ouverts et amusants qui piquent leur intérêt. Ne pensez pas qu’il s’agit d’une chaîne de diffusion pour intérêt personnel. Vous devez vous demander pourquoi vous, ou quelqu’un d’autre d’ailleurs, voudrait devenir l’ami d’une marque. Ce qui est intéressant à mes yeux, c’est que les fan pages de Facebook représentent une connexion et une affiliation émotionnelles, et non rationnelles, aux marques. Par exemple : Je vous aime / apprécie ; c’est pourquoi je veux être associé à vous ! Si vous contrariez cette sensibilité, vous perdrez votre atout le plus précieux : votre consommateur loyal et lié par l’émotion.
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